La numérisation et l’intelligence artificielle ont-elles tué de l’emploi ?

Les partisans de la révolution technologique vous diront que peu de jobs disparaîtront, que de nouveaux métiers apparaîtront et qu’au final les personnes impactées n’ont qu’a se former à cette transition technologique.

Les partisans du contre mettront par contre en avant les fossés technologiques et sociaux qui invariablement se creusent et qui laissent de nombreuses personnes sur le bord de la route.

Tous d’abord des chiffres : Plus de 35 % d’emplois supprimés et plus de 15 % modifiés a l’international et dans lesquels il faut désormais compter avec cette nouvelle évolution controversée.

Dans les faits : Cette révolution informatisée a d’abord pour effet de scinder le marche du travail ; emplois hautement spécialises  à forte rémunération, de l’autre des emplois précarisés et  à bas salaires.
Les fonctions numérisables ou automatisables ont fait tomber plus de 320 000 emplois ces dernières années en France, un véritable hécatombe qui va au profil de certaines multinationales ou de start-ups dont la valeur financière et le projet sociaux-économique sont souvent surévalués.
Autre chiffres interpellant : 47 % des jobs aux USA pourraient être remplaces par des robots ou des intelligences artificielles d’ici a 10 ans…

Il est donc incontestable que sous son aspect actuel, la transition numérique est plus nocive que bénéfique en terme de pérennité d’emplois et de cohésion sociale.

Olivier Lecourt-Dumont